2009, l'année de Veloz!!!

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dimanche 30 septembre 2007

A means to an end



Je suis allé voir aujourd'hui un film que j'attendais avec beaucoup d'impatience. Evidemment, j'en avais entendu parler dans mon magazine préféré, R'n'F pour ne pas le citer. A posteriori, je ne le conseillerais peut être pas à n'importe qui, car il aurait tôt fait de faire s'endormir plus d'un d'entre vous, lecteurs sceptiques. Donc, autour de moi, je ne vois personne capable de résister deux heures à ce film en noir et blanc, déprimant et réaliste. En gros, le film narre le destin de Ian Curtis, chanteur de Joy Division mort à 23 ans par accident de pendaison. Glaaaauque. Mais finalement prévisible quand on connaît l'histoire du groupe. Un peu comme pour "Titanic", on sait bien qu'il va couler à la fin...

La musique de Joy Division a ce petit quelque chose d'interpellant, cette profondeur, à la Radiohead ou à la Pink Floyd, qui fait que cette musique va au delà du simple divertissement propre à la Pop en général. En écoutant Unkown Pleasures ou Closer (les deux seuls albums du groupe, le deuxième étant sorti après la mort du chanteur...le groupe a continué sous le nom de New Order pour ceux qui connaissent), on ne peut pas vraiment lire son courrier, inviter ses potes à une "Wine & Cheese " Party ou faire des câlins. Je me souviens avoir acheter ce CD à Londres pendant mon exil de début 2001, et j'écoutais ces albums en furetant dans Hyde Park, tout imprégné de cette atmosphère profonde et de ces paroles entêtantes. Je ne faisais rien d'autre que marcher, les écouteurs sur les oreilles, et mon esprit concentré sur ces chansons si envoutantes. Ecouter Joy Division, et surtout l'apprécier, c'est - quelque part - adhérer à cet état d'esprit fait de lucidité et du mal de vivre qui en découle. Voir deux secondes le monde dans les yeux et le spectacle qu'il offre peut faire rire par son absurdité, frémir, ou bien...eh bien, aboutir aux paroles de Ian Curtis, vraisemblablement les plus cruelles par leur lucidité qu'il m'ait été donné d'écouter.

Car il semble mettre des mots sur des sentiments, des impressions que chacun a du mal à exprimer. Par pudeur, par trouble, ou crainte de voir certaines choses en face. Le fait est que beaucoup des chansons de Joy Division et des paroles de Ian Curtis évoquent ce point de vue catastrophé sur cette vie sans signification, faite d'incommunicabilité, de solitude et de haine de soi. Le monde extérieur comme une source de conflits, le monde intérieur comme un trou sans fin.

Alors, les sceptiques pourraient dire, eyh, mon gars, c'est de la musique, c'est une industrie. Oui, mais, bon, on peut croire un minimum à la sincérité de Mr Curtis vu sa fin tragique...non pas qu'elle justifiasse quoique ce soit, mais elle enlève peut être tout soupçon de mensonge sur les sens qu'on peut donner à son oeuvre.

Alors, pour les courageux, je propose de voir le film. Pour les autres, au moins écouter Closer...les chansons sont dispos sur mon deezer, pour qui veut...

1 commentaire:

millevazion a dit…

Ca fait un peu peur tout ca, mais j'irai ecouter sur Deezer. Meme ton post est deprimant ;-)