De passage à Courbevoie, je fais mes lessives, je checke mes mails, et puis comme ça prend du temps, je regarde ce qui passe à la télé. Je suis tombé sur une émission sur Paris Première consacrée à Brooke Shields. Super passionnant. Je regarde ça d'un oeil distrait, et voilà que deux phrases attirent mon attention :
- Brooke devait s'éloigner de sa maman pour vivre sa vie. Et là, commentaire audio : "il arrive que les décisions les plus dures à prendre soient parfois les meilleures". Ouah. Scotché. Je sais pas quoi dire de plus.
- Elle a fait Princeton et a été diplômée de littérature française. Commentaire audio : "elle a prouvé qu'elle n'était pas qu'une image publicitaire et qu'elle était crédible en tant qu'être humain". Ouh la la. Chaud.
Bon, donc, voilà, super émission, je vous la recommande!
Moi, je repense à ce que me disait un ami parti 1 an en Inde. Il me disait : "au début, tu es super attiré par l'inconnu, la nouveauté, tu adhères à tout. Et puis, dans un second temps, t'en as marre, la nouveauté t'agace, et tu rejettes tout en bloc. Et puis dans un troisième temps, tu fais la synthèse entre le positif et me négatif, et tu t'équilibres. Tu prends certaines choses, et tu en relativises d'autres". Ca me fait réfléchir. Quand on a commencé à évoquer notre séparation, avec Caro, j'étais effondré, super triste, je ne pouvais pas m'imaginer la voir avec un autre homme. Je l'aimais toujours comme un fou, et j'étais perdu. Penser à elle ne me faisait que du mal, jusqu'à me faire pleurer tellement la situation m'attristait. Là, je suis passé dans une seconde phase. Je veux plus penser à elle, j'ai enlevé toutes les photos de nous à Courbevoie pour plus à les voir quand je passe. Je suis limite sec, voire pas sympa quand je parle avec elle. Les derniers sms échangés m'ont complètement agacés, et je la rejette en bloc. Je me demande même si j'ai encore envie de la voir une seule fois. Les sentiments se sont envolés, gone with the wind...
Et je me dis, après cette phase viendra le temps de l'apaisement, les sentiments positifs comme négatifs se stabiliseront, j'imagine... mais j'en suis pas encore là.
Bref. C'est pas un long fleuve tranquille...
Au delà de ça, ma vie actuelle est un mélange de ravissements (des moments magiques) et de légère déprime (sans vraie cause apparente...ça ne s'explique pas). Les perspectives s'éclaircissent, je commence à envisager un avenir, fait de quiétude, d'apaisement. Sans poids constant sur l'estomac, frustrations perpétuelles, brouillard existentiel, chaine attachée aux pieds. La légèreté, quoi. 2008, année du changement. Ben, vivement que certains changements se fassent, pour solder une longue partie de ma vie. Et d'autres se feront, pour débuter autre chose...
Sinon, je vois les médecins, je vais voir un concert Schuman à la salle Pleyel samedi soir, et puis...on verra pour la suite.
Allez, bises à tous.
2009, l'année de Veloz!!!
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2 commentaires:
Bah non c'est pas un long fleuve tranquille, mais faut pas se decourager. Petit a petit. Semaine apres semaine. Ca ira mieux. Tu vas retrouver un rythme, re-travailler, reprendre des habitudes. Courage mon ami!
Je suis moi aussi de ceux qui pensent que les changements de rythme, s'ils sont parfois necessaires, sont destabilisants au final. Rien de mieux que de bonnes vieilles habitudes, un bon vieux rythme de croisiere...Une fois passee la periode de vol en suspension au dessus de ta propre vie, la vie ordinaire, le quotidien, t'apporteront j'en suis certain la stabilite que tu recherches.
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