La règle usuelle veut que le vendredi soir on sorte les cotillons et les paillettes pour profiter du week end, et que le lundi matin, ce soit le pire moment de la semaine avec le retour au turbin. Une fois n'est pas coutume, j'ai fait complètement l'inverse. Ce week-end, je me suis retrouvé 3 mois en arrière, en plein marasme, des idées noires plein la tête. Pourtant le ciel était bleu, le soleil cognait, mais...mais... Alors pour tenter d'expliquer ce phénomène si difficilement compréhensible qu'est le bad trip, petit retour sur le contexte, et panachage succins de tout ce qui a pu me passer par la tête pendant ces deux horribles journées :
- samedi matin : le samedi, tout est permis. On sort, on voit du monde. Belle théorie. Bon, me concernant, ça a commencé par un sentiment diffus. Ce n'était pas du domaine de la réflexion, mais plus du ressenti. Comme une menace, inexplicable, tapis dans l'ombre. Des sentiments voguant sur le "qui es tu? où vas tu? que veux tu?" d'un air plutôt sombre. Alors bon, j'ai fait des courses, ça m'occupe l'esprit...puis j'ai eu le cours de piano. Je commence à jouer "à l'oeil", enfin, pas gratuitement, mais en regardant les notes de la partition et nons pas mes doigts, je suis assez content. Alors, un "clavier bien tempéré" de Bach, "Tristesse" de chopin. Et puis, je me suis retrouvé seul. Je suis allé au cinéma voir "Juno". Et là, j'ai compris que je ne comprenais plus rien à l'argot des jeunes américains. Sans sous titres, j'étais paumé. Et en sortant du cinéma, toujours ce sentiment d'être seul. Seul au monde. Et cette crainte, sur ce que je fais de ma vie. Fais je bien, ou fais je mal? Pendant ce temps là, Mauve préparait des plats pour une soirée d'anniversaire samedi soir, et j'étais donc seul. J'ai appelé Caro, qui, hasard ou coincidence, se trouvait au virgin où moi même j'errais. Je la rejoins. On parle. C'est peut être la seule personne à qui j'arrive à dire que ça va pas. On rentre à courbevoie (je l'aide à porter son nouveau service de vaisselle, pas léger). On se pose, et on discute. Pour quoi faire, au fond? On a pas grand chose à se dire. On se sépare, elle a l'air de prendre le dessus, mais c'est pas elle qui me le dira. Comme toujours, ça s'interprète. Et là, une fois de plus assis dans mon canapé de mon futur ex-appartement de courbevoie, je ne me suis plus vu. Je me suis senti...arreté d'exister. Le futur était inexistant. Je lui en ai fait part, dans des termes assez inquiétants. Le futur me semblait dépourvu de perspectives... et je suis parti.
Retour à Neuilly. Regardage d'un film en DVD en me sifflant une bouteille de Sauterne. Quand je me suis senti plus léger, je suis donc parti à cette fameuse soirée d'anniversaire, où tout le monde se connaissait depuis 10 ans et où j'avais rien à y faire. Quelques toasts plus tard, je quittais la soirée d'un commun accord avec moi même. Et je rentrais me coucher. Dormir, c'est encore le meilleur moyen de ne plus penser.
- Dimanche : coup de fil de ma soeur, que Caro avait appelé. On m'explique que je ne suis pas seul, qu'il n'y a pas de raison de ne plus rien vouloir de la vie. Je lui promets d'y réfléchir, mais sans être véritablement convaincu. J'achète le journal, le petit dej...et puis l'après midi se passe seul. Je vais voir "les faussaires", film grand public qui se passe dans les KZ de la 2nde guerre mondiale. Interressant. Et puis je rejoins Mauve à une mini-soirée chez des copines. Physiquement présent, mais complètement absent. Je ne me vois toujours pas avancer dans la vie. Je ne sais pas où je vais. Les gens rigolent, mauve me demande de sourire un petit peu. Et puis on rentre, on se couche (je synthétise), et fin du week end de cauchemar.
Alors, conclusion? Rechute? Je pense que je manque de certitudes. Une fois installé dans mon nouvel appart, ça ira peut être mieux? Mais qui sait? Peut être pas? J'ai un peu l'impression d'être dans me brouillard... je me raccroche à quelques certitudes...à leurs dépens parfois (désolé, Caro...). Et je ne vois rien de spécial qui m'attend dans le futur. La vie, c'est plein de moments présents qui s'empilent les uns à la suite des autres. Moi, je ne vois rien très loin.
Enfin voilà. Bonne lecture...
2009, l'année de Veloz!!!
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Ce qui est bien Arthur c'est de l'avoir dit sur ton blog,ça t'aidera et tes amis sont là ...pour t'aider....aussi dans ces moments là
Enregistrer un commentaire