Je vais tenter de résumer brièvement mes échanges de ce matin entre moi, ma maman et le psy. En gros, je serais quelqu'un - à la base - de très tolérant avec les autres, mais ultra rigide avec moi-même. Rigide, et sans pitié, voire sans sens de la mesure (sans compter la demi-mesure). Ce qui occasionne des désagréments car je surestime toutes les petites contrariétés et je sur-réagis à tous les évènements de ma vie. Je rêverais donc d'un monde parfait, où tout devrait se passer comme sur des roulettes, et je n'arrive pas à faire face, voire à accepter les échecs, les dérapages, les contrariétés. Alors moi, je dis, pourquoi pas. Après, je sais pas trop comment je vais pouvoir m'en sortir, même en étant conscient de ça (mais en suis-je conscient?). Là, ça renvoie à toutes les légendes courant sur mon compte. Le planificateur, le calculateur...bref, j'ai entendu ça quelques fois...
Je me demande si en fait, je vais pas tout laisser tomber, vivre une vie de patachon, me laisser couler, plus rien calculer. Là, je me prendrai plus la tête, c'est sûr. Allons dans l'excès inverse, tiens. Je vais dormir toute la journée, me laisser aller...faire un break... j'avoue que je suis troublé...ça me trouble...moi qui ai toujours voulu bien faire, qui me suis toujours tant investi, la période actuelle me met face - justement - à un sentiment d'échecs. Peut être n'arrives je pas à l'accepter. Des années d'investissement intellectuel dans les études, des années d'investissement affectif avec un mariage et là...plouf...je crois que je n'arrive pas à faire face, parce que justement, je n'accepte pas ce sentiment d'échec. Parce que je suis rigide, et que je ne pourrai pas laisser passer ça si facilement. Je crois que je vais changer le nom du blog et le nommer "Journal d'un dépressif", ce sera plus excplicite parce qu'apparemment, everything under the sun is NOT in tune...
Michael va venir ce soir me voir, on va disserter là dessus...j'ai toujours eu l'impression que c'était le monde qui était rigide...ce doit être une image que je me renvoie à moi même, qui sait...
Voilà, depuis ce matin, j'ai pas fait grand chose, juste attendu que l'internet de la clinique fonctionne, ce qui n'est pas toujours gagné. Ils n'ont même plus de queue de billard. Et Mauve est au ski, elle me manque. Et j'écoute de la musique, des choses évidemment pas très motivantes, je ne m'écoute pas de la techno...
Le médecin me demande du temps, me dit que les médicaments feront leur effet...moi, je rajouterais qu'il faudrait que j'envisage de me poser une vraie bonne question : comment accepter de se changer quand on a vécu tant d'années avec un tel système de valeurs...l'éducation, l'espérience...je crois que Caro m'avait peu ou prou déjà prévenu sur pas mal de ces points...et elle a suffisamment vécu avec moi pour être d'accord avec le psy, je suppose...la prise de tête permanente...la rumination perpétuelle...comme si à force d'évoluer dans ce système de pensée, je m'y étais habitué, comme on s'habitue à une maladie. Je vis avec. Voire, je m'y complais.
A votre bon coeur messieurs dames...si vous avez des réactions, je suis preneur...
2009, l'année de Veloz!!!
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2 commentaires:
je ne sais pas. perso, quand je suis contrarié parceque qqch ne s'est pas passé comme je l'avais imaginé (càd tout le temps en fait :D vu que je cogite sur tout tout le temps), je me force à laisser "pisser", à me laisser porter, à relativiser les choses, à bien me poser la question "et alors, finalement en quoi est-ce que c'est vraiment un problème? en quoi cela va changer ce qui est important dans ma vie?". généralement j'arrive à me raisoner. tu remarqueras d'ailleurs que ça fait longtemps que je ne vous ai pas planté comme des mal-propres ;-)
alors voilà. c pas une question d'être rigide. c juste une question de savoir ce qui est vraiment important. exemple (vraiment) débile: on est entre potes, on cherche un resto et la majorité décide d'aller manger jap. moi ça me saoule. mais finalement l'important c'est d'être avec mes potes. le jap, je m'en fous.
peut-être qu'il faut commencer par là. qu'est-ce qui est important pour toi? qu'est-ce qui l'emporte sur ces contrariétés de tous les jours?
petit à petit on se construit des convictions personnelles. l'amitié par exemple. je sais que c'est important à nos yeux. plus que pour bcp d'autres personnes.
j'ai toujours pensé que la Culture était importante pour toi. les discussions polémiques. moi moins par exemple :)
c important d'accepter qui on est. sans jugement. ton cercle intime ne te juge plus. donc tu peux être toi même. sans chi chi.
j'en reviens tjs à moi. mais c plus facile comme ça et ça te donne un exemple ;)
c un peu de la psychoologie de comptoir, mais je suis pas psy moi. je suis juste ton ami :)
je dis tjs qu'il faut être concret. peut-être de repenser à ces petits moments de contrariété et pourquoi tu as réagis comme tu l'as fait. exemple: pourquoi on s'est tous les 2 comporté comme des débiles en corse? :D
J'ai pas de conseil a te donner.
J'ai pas la pretention de comprendre la complexite du reseau de milliards de neurones constituant ta (brillante) mecanique intellectuelle.
J'ai juste envie de te rappeler quelques "evidences" qui pourront te paraitre galvaudees, mais sont importantes a mes yeux. Les amis sont la pour t'aider. Je me considere comme un de tes amis proches. Et je ne t'apprecie pas seulement lorsque tout va bien pour toi. Tes problemes m'interessent et me concernent aussi. Non tu n'es pas seul. Non je ne juge pas comme un echec ce que tu es en train de vivre. Oui tu as aussi le droit de te laisser aller en rous libres apres tant d'annees de travail de fourmi que tu juges a posteriori insatisfaisantes. De meme que tu as le droit d'etre intransigeant vis a vis de toi meme et de te juger severement.
Ca me meurtrit de te voir dans ce marasme, et c'est pas pour t'emmerder, c'est juste qu'en toute sincerite, je prefererais te savoir avec des idees roses en tete (qui pourrait se targuer d'etre ton ami et te souhaiter autre chose qu'un peu de quietude?). Mais cela ne constitue en rien une obligation! Tu n'es pas oblige d'apparaitre aux yeux de tous comme le "super Maz", surtout si ca n'est qu'une facade qui au fond finit par te rendre malheureux. Tu n'es pas oblige non plus d'etre au taquet dans 15 jours. C'est d'ailleurs pas un objectif en soi que d'etre a tout instant dans de bonnes dispositions d'esprit (celui qui a trouve la cle d'une telle zenitude, qu'il m'appelle!). Laisse le temps au temps et qui vivra verra!
Good mood ou bad mood, en tout cas, tu peux compter sur moi, mon ami!
Bises :)
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